Histoires

Un flot de compassion du cœur

Histoire de Sri Chinmoy sur la compassion

Sri Chinmoy et la compassion

Pour Sri Chinmoy, la compassion est avant tout un attribut de Dieu et peut être même Son principal. En effet, c’est la Compassion divine qui nous fait évoluer le plus en tant qu’être humain, vers une conscience plus spirituelle. Ainsi que le dit Sri Chinmoy :

« En ce qui concerne notre transformation, il est toujours préférable de se concentrer sur la Compassion du Suprême parce que c’est l’aspect du Suprême qui accélère notre progrès. Lorsque le Suprême offre Sa Compassion, Il le fait de manière inconditionnelle, surtout si nous ressentons le besoin de nous transformer autant que de transformer le monde. Lorsque nous nous adressons au Suprême avec ce sentiment, la gratitude de notre cœur déborde et nous fait progresser. La Compassion est donc ce qui accélère le plus notre évolution et celle du monde. Elle est la voie la plus rapide du progrès individuel aussi bien que collectif. »

Mais il n’est évidemment pas interdit de reprendre la compassion à notre compte, selon nos capacités. Voici une citation de Sri Chinmoy qui illustre ce propos. « Si vous voulez laisser le monde meilleur que vous l’avez trouvé, utilisez votre cœur de compassion et votre vie de sollicitude. »

Cette histoire de Sri Chinmoy est tirée d’une série de dix livres : « India and Her Miracle-Feast ». Ce troisième livre est consacré à Gambhirananda, un maître spirituel indien du 20e siècle. À travers ce récit, Gambhirananda nous montre comment un maître véritable incarne la Compassion divine, y compris envers de simples animaux.

Un flot de compassion du cœur

Livre de Sri Chinmoy sur Gambhirananda incarnant la compassion
Livre de Sri Chinmoy sur Gambhirananda

Gambhirananda était un homme de peu de mots. Parfois, les gens le comprenaient mal, pensant qu’il était indifférent au monde parce qu’il avait l’habitude de cacher son cœur compatissant. Mais quand la nécessité l’exigeait, il aidait les gens, les guérissait et les illuminait sans réserve et sans condition.

Gambhirananda aimait les animaux – autant les animaux féroces que les animaux domestiques. Des animaux féroces erraient même parmi les serviteurs du Maître. Ces animaux aimaient beaucoup Gambhirananda, et il leur donnait beaucoup d’affection et d’amour.

Une nuit, un disciple dormait à côté de la chambre du Maître quand un bruit à l’intérieur le réveilla. Il ouvrit silencieusement la porte de la chambre du Maître. Et il vit le Maître nourrir quelques souris avec de petits morceaux de pain. Il leur offrait ce pain avec beaucoup d’affection.

Quand Gambhirananda vit le disciple, il fut un peu gêné d’être vu en train de nourrir des souris à cette heure-là, mais le disciple en fut très ému. Le Maître montrait extérieurement assez souvent une grande indifférence envers les chercheurs spirituels. Mais ici, le disciple vit que son cœur compatissant pleurait même pour de pauvres petites souris.

Commentaire

Il est presque impossible de sonder la hauteur de compassion et la lumière de justice d’un Maître spirituel. Sa lumière de justice est admirée et adorée par les courageux. Sa hauteur de compassion est aimée et adorée par les sans espoir et sans défense. Mais sa hauteur de compassion et sa lumière de justice préparent ensemble le chercheur à une compréhension intégrale de Dieu le Créateur Suprême et de Dieu la création manifestée.

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